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Point de situation sur la Covid-19

A l’initiative du Préfet de la région Ile-de-France et du Directeur général de l’ARS, un « Point de situation COVID-19 » a été organisé hier

Plusieurs informations sur la situation sanitaire, à date du 16 septembre, ont été communiquées et nous souhaitons vous en faire part :

Point épidémiologique ARS / Sophie MARTINON – Directrice Générale Adjointe de l’Agence Régionale de Santé d’Ile de France :

  • Globalement la tendance est plutôt favorable, en Ile de France, comme dans l’ensemble de la France Métropolitaine.
  • Le taux d’incidence est de 100 pour 100 000. Ce chiffre reflète une baisse régulière depuis 4 semaines (de l’ordre de 6 à 7 points par jour).
  • Le taux de positivité en Ile de France baisse également à 1.6%.
  • Sur le volume des tests, on constate également une diminution.

 Situation hospitalière :

- On observe une stabilisation de la situation :

  • 420 personnes sont hospitalisées pour Covid+ en soins critiques sur région,
  • 800 le sont en hospitalisation complète.

- La tendance générale est plutôt favorable, même si on observe toujours un niveau de saturation important (généré par les évacuations sanitaires en provenance des Antilles vers les hôpitaux franciliens).

- Depuis le 15 septembre, l’obligation vaccinale s’applique aux professionnels de santé. L’ARS indique que cela ne pose pas de difficulté quant à la continuité des soins, même si on observe dans quelques services des baisses de capacité et des fermetures de lits.

- On comptabilise :

  • 1 000 suspensions sur la région parmi les professionnels de santé (sur 300 000),
  • Un peu plus de 300 suspensions dans le champ du médico-social.

 Vaccination :

- La couverture vaccinale continue d’augmenter.

- 83% de la population francilienne éligible a reçu au moins 1 dose.

- 76% présente un schéma vaccinal complet.

- La tendance est à la baisse du volume global d’injections :

  • plus de 350 000 injections par semaine, la semaine du 30 aout,
  • 230 000 la semaine passée,
  • l’ARS s’attend à une nouvelle baisse cette semaine.

- On constate donc un essoufflement avec néanmoins un nombre de primo-injections qui se maintient autour d’un tiers, à corréler avec le haut niveau de vaccination constaté dans la région.

- La situation implique le déploiement d’autres opérations de vaccination pour cibler les endroits où la couverture vaccinale est inférieure à la moyenne régionale.

- L’ARS fait part d’incertitudes quant au maillage territorial des centres de vaccination dans un contexte :

  • de baisse du nombre d’injections,
  • de démarrage d’une campagne de rappel, à ce jour, destiné aux 65 ans et plus, aux personnes souffrant de comorbidités, aux résidents d’EPHAD et unité de soins de longue durée (2.5 millions de personnes),
  • d’incertitude quant à l’extension de ce rappel à l’ensemble des soignants, voire en population générale (8.6 millions de personnes).

- Tout l’enjeu est d’ajuster le maillage et la capacité à vacciner, en gardant une élasticité s’il était nécessaire de proposer le rappel en population générale.

- Sur le rappel, un courrier de l’Assurance Maladie sera adressé à tous les plus de 65 ans pour lesquels celui-ci est préconisé.

- Concernant les scolaires, on constate une très bonne dynamique sur le taux de couverture des 12-17 ans. Au 05/09, on était à 55% de couverture vaccinale en primo injection dans cette tranche d’âge.

 Questions de Ludovic TORO pour la Métropole du Grand Paris :

 L.T: Comment les contrôles sur la vaccination des professionnels de santé s’opèrent-ils pour la médecine de ville et les professions de santé libérales ?

Réponse de l’ARS : La loi a confié aux ARS la responsabilité de leur contrôle en prévoyant que l’Assurance Maladie concourrait à celui-ci. L’’Assurance Maladie transmet donc la liste des professionnels de santé qui ne seraient pas vaccinés aux ARS, qui établissent un plan de contrôle systématique devant permettre d’avoir contrôlé d’ici quelques semaines toutes les personnes pour lesquelles l’information n’est pas disponible à ce jour.

Ludovic TORO souligne donc que l’obligation vaccinale ne s’applique pas de façon égalitaire entre les professionnels de santé hospitaliers et les libéraux, puisque aujourd hui nos collègues hospitaliers sont contrôlés et pas leurs collègues libéraux.

 L.T:  La large majorité des transports de patients ne se réalisent pas en VSL ou ambulances mais via des taxis conventionnés. L’obligation vaccinale s’applique-t-elle donc également à ces personnes, non professionnels de la santé, de la même manière qu’elle s’applique aux ambulanciers ?

Réponse de l’ARS : L’ensemble des transports sanitaires sont soumis à l’obligation vaccinale c’est donc également le cas pour les taxis conventionnés, dans le cadre de leur convention avec l’Assurance Maladie. L’ARS précise qu’en revanche, il n’existe pas d’obligation spécifique pour les taxis non conventionnés (qui, dès lors, ne peuvent pénétrer dans les établissements de soins).

 L.T: L’annonce que vous avez formulée s’agissant du rappel vaccinal (3ème dose) susceptible d’etre étendu aux professionnels de santé est-elle officielle ?

Réponse de l’ARS : Non, notre annonce est anticipée, L’ARS attend encore l’avis de la Haute Autorité de Santé mais celui-ci devrait intervenir aujourd’hui ou demain. Il est extrêmement probable que le rappel vaccinal soit décidé pour les professionnels de santé au contact des patients.

 Rectorat :

  • Au niveau de la région académique, les chiffres sont plutôt encourageants s’agissant de la vaccination des 12-17 ans.
  • Au 29/08, 48% des élèves scolarisés de 12-17 ans, avaient reçu au moins une dose de vaccin, et 35% présentaient un schéma vaccinal complet.
  • Au 06/09, 51% des élèves scolarisés de 12-17 ans, avaient reçu au moins une dose de vaccin, et 40% présentaient un schéma vaccinal complet.
  • Environ 50% des collèges et lycées ont déjà fixé une date pour des campagnes de vaccination (en centre de vaccination ou via des équipes mobiles).
  • Le travail de recueil des autorisations pour les élèves de moins de 16 ans se poursuit (les 16 ans et plus n’ont pas besoin d’autorisation parentale).
  • Créteil : Déjà 69% des établissements couverts par des opérations programmées sur de la vaccination. Plus de 30 000 autorisations ont été recueillies à ce jour.
  • Versailles : 65-70% de programmation prévue pour le début de semaine prochaine. Certaines familles préfèrent assurer la vaccination pour les 12-17 ans dans la sphère privée plutôt que via le système éducatif.

Centres de dépistage 

Les tests de dépistage du Covid-19 par voie nasale (tests PCR) peuvent être faits sans symptômes, sans ordonnance et sont remboursés.

En rouge : centres de diagnostic et de dépistage prioritaires.
En gris : centres de diagnostic et de dépistage.

Centres de vaccination

Commission Santé et solidarités de la Métropole du Grand Paris

La commission « Santé et solidarités » de la Métropole a été installée le 14 octobre 2020. Cette commission présidée par Ludovic TORO, Maire de Coubron, Président de l’Observatoire régional de la santé (ORS), sera l’instance de suivi de la lutte contre l’épidémie de la COVID-19 et s’inscrit comme force de proposition pour la coordination, l’organisation et l’accompagnement des 131 communes de la Métropole face à la crise sanitaire.

Commission santé
Patrick OLLIER et Ludovic TORO durant la Commission Santé et solidarités du 14 octobre 2020.


Plusieurs politiques publiques mises en oeuvre par la Métropole concourent directement ou indirectement à l’amélioration de la santé des habitants. Les documents de planification, et notamment le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT), le Plan Climat Air Énergie Métropolitain (PCAEM) ou encore le Plan Métropolitain de l’Habitat et de l’Hébergement (PMHH), prennent en compte ces enjeux en matière d’aménagement et d’urbanisme, de logement ou d’alimentation. L’ensemble des actions de la Métropole visant à réduire la pollution atmosphérique ou le bruit dans l’environnement, favoriser les mobilités actives et une alimentation de qualité, participent à l’augmentation de l’espérance de vie, à la réduction des inégalités sociales ou territoriales et à l’amélioration de la santé des habitants.