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Point de situation sur la Covid-19 [Mis à jour le 04/03/21]

A l’initiative du Préfet de la région Ile-de-France et du Directeur général de l’ARS, un « Point de situation COVID-19 » a été organisé aujourd’hui. Il s’est tenu en présence d’élus de la région, de la Métropole (représentée par Ludovic TORO), des départements, de la ville de Paris et des chambres consulaires.

Plusieurs informations sur la situation sanitaire, à date du 4 mars, ont été communiquées et nous souhaitons vous en faire part :

Point épidémiologique ARS / Nicolas PÉJU (DGA de l’ARS Île-de-France) :

  • La tendance est toujours à une dégradation des principaux indicateurs sanitaires.
  • Le taux d’incidence est de 333 pour 100 000.
  • Cela représente une hausse de 10% en une semaine, soit + 31 points.
  • Sur 10 jours, ce taux a augmenté de 30%.
  • La hausse touche tous les départements de la Région.
  • Tous sont au-dessus de 250.
  • 5 sur 8 sont au-delà de 300. La Seine-Saint-Denis présente le taux le plus élevé à 411.
  • Ces indicateurs augmentent de manière importante depuis 15 jours environ.
  • La hausse constatée n’est pas liée à un accroissement des tests puisque ceux-ci, qui restent à un niveau très élevé, sont néanmoins en légère baisse (440 000 sur la semaine écoulée).
  • Le taux de positivité est de 9.7%, soit 1.3 points d’augmentation en 1 semaine.
  • Il est de 6.4 à Paris, et culmine à 13.4 en Seine-Saint-Denis.
  • On compte 6 000 contaminations quotidiennes, contre 5 000 la semaine dernière.
  • Seule bonne nouvelle, le taux d’incidence pour les personnes de + de 80 ans semble diminuer. Cela résulterait du début des effets de la vaccination sur les personnes les plus âgées.
  • On enregistre également une amélioration dans les EHPAD.

Situation à l’hôpital :

  • Forte tension sur les entrées en soins critiques.
  • 103 personnes ont été admises en réanimation hier, c’est un record depuis octobre dernier.
  • On comptabilise 868 personnes en soins critiques, soit 77% de la capacité théorique.
  • L’activité hors Covid reste elle aussi très élevée. La conjonction des deux situations implique qu’il faille procéder à des déprogrammations.
  • En outre, les indicateurs épidémiologiques actuels annoncent une poursuite de la hausse de la tension sur l’hôpital au cours des 10 jours à venir.
  • Le pallier n°2 dans la stratégie d’adaptation a été mis en œuvre, visant à dégager une capacité en réanimation portée à 1 127 lits.

Vaccination :

  • La vaccination reste le meilleur moyen de lutter contre l’épidémie.
  • L’ARS indique qu’elle met tout en œuvre pour accélérer la stratégie de déploiement de la vaccination.
  • Il est précisé que des allocations de doses complémentaires sont prévues pour les régions les plus touchées, telle que la nôtre.
  • Une dose complémentaire a ainsi été allouée à la Région Ile de France cette semaine.
  • En mars, ce seront donc près de 90 000 primo-injections complémentaires qui seront possibles sur notre région du fait de ces allocations complémentaires, en plus de 200 000 initialement prévues.
  • Une dotation de l’ordre de 40 000 doses du vaccin Pfizer sera également livrée demain, à destination des centres de vaccination.
  • L’ARS rappelle que le vaccin AstraZeneca est désormais ouvert aux 50-75 ans avec comorbidité, et au-delà pour ceux sans comorbidité, suite à l’avis rendu par la Haute Autorité de Santé en début de semaine, ce qui ouvre la voie à un déploiement de la vaccination plus important compte tenu de la logistique moins lourde de ce vaccin que celle des Pfizer et/ou Moderna.
  • L’ARS se félicite également de la réussite des dispositifs « Aller-Vers » qui permettent, grâce notamment à des équipes mobiles, de toucher les publics les plus isolés et/ou précaires (déploiement massif cette semaine de 10 000 doses dans ce cadre).

Questions de Ludovic TORO pour la Métropole du Grand Paris :

Le vaccin Pfizer que l’on va recevoir sera-t-il dirigé vers les soignants et les plus de 75 ans, ou uniquement vers les plus de 75 ans ?

Vers les plus de 75 ans.

La vaccination par le vaccin AstraZeneca par les pharmacies, infirmiers et sages-femmes a-t-elle été validée ?

Très bientôt oui sur l’AstraZeneca pour les pharmaciens. La validation devrait intervenir dans les prochaines heures, en tout cas avant le weekend. Pour le Pfizer pas encore de confirmation.

Le taux de vaccination des personnels de santé, n’est pas très élevé, a-t-on néanmoins une idée de celui-ci, sur la Seine-Saint-Denis et d’une façon générale sur l’ensemble de la Région ?

L’ARS ne dispose pas du taux, mais indique que globalement, il est insuffisant et tournerait autour de 30%. Il continue à évoluer chaque jour. La pression est mise sur les équipes mais force est de constater que l’on n’atteint pas à des taux de vaccination satisfaisants après plusieurs semaines, pour des structures qui accueillent des malades et qui se prêtent à la circulation nosocomiale. Le vaccin AstraZeneca qui a eu mauvaise presse au début a désormais bien meilleure réputation, il a démontré son efficacité. Les soignants se remettent à se faire vacciner.

Y-a-t-il eu des transferts de réanimation, de la Région Ile de France vers d’autres régions ?

Non pas encore, mais à l’inverse, la Région a accueilli quelques évacuations sanitaires.

L’ARS indique qu’il reste tout de même quelques capacités en soins critiques avant de devoir faire face à une situation de mise en place d’évacuations.

Autres questions :

L’ouverture de nouveaux centres de vaccination est-elle prévue pour le mois de Mars ?

Avec l’arrivée de doses supplémentaires, de nouveaux centres de vaccination pourraient effectivement ouvrir (4 nouveaux sont notamment prévus au 15 mars, pour Paris). Ces ouvertures sont pilotées par les Préfets dans les départements, en fonction des allocations de doses.

Est-il confirmé qu’il n’y a pas d’ordre de déprogrammation massive ?

L’ARS confirme que les déprogrammations se font au cas par cas dans le cadre d’une stratégie d’adaptation de l’offre hospitalière gérée par paliers successifs.

Rectorat :

  • Avec la reprise des cours au 1er mars, peu de recul sur la situation sanitaire actualisée.
  • S’agissant des fermetures d’établissements et de classes :
    • Académie de Paris : pas d’établissement fermé, 2 classes fermées,
    • Académie de Créteil : pas d’établissement fermé, en revanche 14 classes le sont,
    • Académie de Versailles : 3 établissements fermés, et 70 classes fermées.
    • Poursuite des campagnes de dépistage dans le 2nd degré (collèges et lycées), via des tests antigéniques dans l’ensemble de la Région.
    • Les tests salivaires (PCR) sont déployés de façon progressive dans le 1er degré uniquement (maternelles et élémentaires), en collaboration avec l’ARS, les laboratoires franciliens, l’assurance maladie et les collectivités locales.
    • L’objectif est de casser les chaines de transmission du virus et le renforcement des moyens de surveillance, notamment auprès des porteurs sains, les enfants étant majoritairement asymptomatiques.
    • L’objectif est de passer de 40 000 tests par semaine au niveau des 3 académies, pour atteindre 60 000 par semaine d’ici à la fin de l’année scolaire.
Covid


Centres de dépistage 

Les tests de dépistage du Covid-19 par voie nasale (tests PCR) peuvent être faits sans symptômes, sans ordonnance et sont remboursés.

En rouge : centres de diagnostic et de dépistage prioritaires.
En gris : centres de diagnostic et de dépistage.

Centres de vaccination

Commission Santé et solidarités de la Métropole du Grand Paris

La commission « Santé et solidarités » de la Métropole a été installée le 14 octobre 2020. Cette commission présidée par Ludovic TORO, Maire de Coubron, Président de l’Observatoire régional de la santé (ORS), sera l’instance de suivi de la lutte contre l’épidémie de la COVID-19 et s’inscrit comme force de proposition pour la coordination, l’organisation et l’accompagnement des 131 communes de la Métropole face à la crise sanitaire.

Commission santé
Patrick OLLIER et Ludovic TORO durant la Commission Santé et solidarités du 14 octobre 2020.


Plusieurs politiques publiques mises en oeuvre par la Métropole concourent directement ou indirectement à l’amélioration de la santé des habitants. Les documents de planification, et notamment le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT), le Plan Climat Air Énergie Métropolitain (PCAEM) ou encore le Plan Métropolitain de l’Habitat et de l’Hébergement (PMHH), prennent en compte ces enjeux en matière d’aménagement et d’urbanisme, de logement ou d’alimentation. L’ensemble des actions de la Métropole visant à réduire la pollution atmosphérique ou le bruit dans l’environnement, favoriser les mobilités actives et une alimentation de qualité, participent à l’augmentation de l’espérance de vie, à la réduction des inégalités sociales ou territoriales et à l’amélioration de la santé des habitants.