Plan Climat-Air-Énergie Métropolitain
Face à l’urgence climatique, la Métropole du Grand Paris agit dans le cadre de son Plan Climat 2026-2032 pour lutter contre le dérèglement climatique et s’adapter à ses effets, à l’échelle individuelle et collective.
Plan Climat 2026-2032
Le 20 février 2026, la Métropole du Grand Paris a adopté à l’unanimité son nouveau Plan Climat-Air-Energie (PCAEM) pour la période 2026-2032. Cette feuille de route ambitieuse vise à accélérer la décarbonation dans ses 130 communes, et à atteindre la neutralité carbone à horizon 2050, dans un contexte d’intensification des évènements climatiques.
Dans le cadre de son premier Plan Climat adopté en 2018, la Métropole s’est affirmée comme un acteur incontournable de l’action climatique à l’échelle métropolitaine, reconnu par l’obtention de la labellisation Climat-Air-Énergie de l’Ademe au niveau 3 étoiles en juin 2025, dès sa première candidature.
Colonne vertébrale des orientations et politiques de la Métropole en matière de transition écologique, le Plan Climat 2026-2032 prévoit un programme d’actions concret structuré autour de 42 chantiers prioritaires et plus de 150 mesures opérationnelles.
Il répond notamment aux objectifs suivants :
- Réduire massivement les émissions et la consommation énergétique ;
- Transformer les mobilités et améliorer la qualité de l’air ;
- Adapter les territoires aux effets du changement climatique.
Une feuille de route ambitieuse pour accélérer la transition écologique
Le nouveau Plan Climat propose :
- Un rehaussement des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et des objectifs sectoriels affinés et adaptés aux réalités locales ;
- Une stratégie d’adaptation au changement climatique renforcée ;
- Des ressources et moyens accrus pour accompagner les communes dans la mise en œuvre locale de ces ambitions.
L’atteinte des objectifs ne sera possible que par une action collective de l’ensemble des acteurs publics et privés : communes, entreprises, énergéticiens, associations, citoyens.
Ce projet collectif et fédérateur permettra d’accélérer la transition écologique et de rendre la Métropole :
- plus attractive, grâce aux mobilités propres, à l’amélioration de la qualité de l’air et à la montée en puissance des énergies renouvelables avec des coûts maitrisés ;
- plus résiliente, par l’adaptation du bâti, la lutte contre les îlots de chaleur, le renforcement des protections contre les inondations et la préservation des continuités écologiques ;
- mieux préparée aux défis climatiques et énergétiques, grâce à une consommation d’énergie réduite, une diversification et un renforcement de la production territoriale.
Objectifs principaux du Plan Climat 2026–2032 (à horizon 2050, par rapport à 2005) :
1. Réduire massivement les émissions et la consommation énergétique
- Atteindre la neutralité carbone en 2050 ;
- Réduire de plus de 90 % les émissions de gaz à effet de serre (Scopes 1 et 2) ;
- Réduire de 55 % la consommation d’énergie finale ;
- Atteindre 48 % d’énergies renouvelables et de récupération locales dans le mix énergétique en 2050
2. Transformer les mobilités et améliorer la qualité de l’air
- 12 % de part modale vélo en 2028 et 260km d’aménagements cyclables
- 20 % de véhicules particuliers électriques dans le parc en 2030
- Améliorer la qualité de l’air : en visant le respect des dernières exigences
3. Adapter le territoire aux effets du changement climatique
- Adapter le territoire notamment aux fortes chaleurs, en soutenant l’ouverture de 10 zones de baignades et l’adaptation du bâti existant
- Protéger et restaurer les espaces naturels, en soutenant la plantation de 100 000 arbres d’ici 2030 et en renaturant 5 000 mètres de cours d’eau
- Prévenir les crises et assurer la continuité des services, en renforçant l’ensemble des systèmes de protection face aux inondations
La révision du Plan Climat, une démarche menée en concertation
Le 12 octobre 2023, après quasiment 6 ans de mise en œuvre du premier Plan Climat, le Conseil métropolitain actait le lancement de sa révision, précisait les modalités d’élaboration et déterminait les principes directeurs qui ont guidé cette démarche :
- Aboutir à un plan climat encore plus exemplaire
- Définir des actions encore plus opérationnelles
- Engager l’ensemble des acteurs du territoire dans la dynamique
Après avoir réalisé le diagnostic du territoire en collaboration avec l’Institut Paris Région et l'Agence Régionale Energie-Climat (AREC), Airparif et l’APUR, la Métropole a mené à l’été 2024 une large démarche de concertation pour mobiliser les communes, les établissements publics territoriaux et les départements au travers d’un programme riche de visites et d’ateliers.
Cette concertation a été complétée par des réunions de travail avec les principaux acteurs de l’énergie et du climat du territoire. Ce sont près de 100 structures partenaires qui se sont impliquées dans la démarche, dont les communes et établissements territoriaux, les partenaires et les experts de l’énergie, de l’adaptation et du climat, ainsi que les habitants de la Métropole, notamment via le Conseil du développement de la Métropole.
Après la publication d’un projet de PCAEM révisé, adopté à l’unanimité à l’occasion du Conseil métropolitain du 11 juillet 2025, les avis officiels de l’État, de la Région et de la Mission Régionale d’Autorité environnementale (MRAe) ont été sollicités et une phase de consultation du public s'est tenue du 8 décembre 2025 au 9 janvier 2026 pour recenser les avis des habitants, associations et acteurs locaux sur le document afin de construire un plan adapté aux enjeux du territoire.
Les observations issues des avis officiels et de la consultation ont été pris en compte pour l’élaboration définitive du PCAEM.
- Synthèse globale des avis de la consultation du public préalable au PCAEM 2026-… lien externe
- Avis de la MRAe sur le projet de PCAEM 2026-2032 lien externe
- Bilan du PCAEM 2018-2024 pour avis de la Mission Régionale d’Autorité environne…
- Mémoire de réponse à l'avis de la Mission Régionale d’Autorité environnementale… lien externe
- PCAEM 2026-2032 | Déclaration environnementale lien externe
- PCAEM 2026-2032 | Décision finale et motifs lien externe
- Décision finale et motifs consécutive de la consultation du public et la déclar… lien externe
- Délibération de la révision du PCAEM 2018-2024 lien externe
- Déclaration d'intention lien externe
Plan Climat 2018-2024 : un premier document pour une Métropole résiliente et attractive
Cette ambition s’articule autour des objectifs stratégiques et opérationnels suivants :
- atteindre la neutralité carbone en 2050 ;
- accroître la résilience de la Métropole face aux effets du changement climatique ;
- assurer une qualité de l’air conforme aux seuils fixés par l’Organisation Mondiale de la Santé ;
- réduire massivement les consommations énergétiques ;
- développer massivement la production locale des énergies renouvelables et de récupération.
L’ambition de la Métropole du Grand Paris est d’être à terme un lieu d’émergence, d’incubation et de déploiement d’actions structurantes qui contribueront à améliorer le cadre et les conditions de vie des habitants, de favoriser les innovations créatrices, sociale et environnementale, et de tirer le meilleur parti des évolutions technologiques et numériques.
Conformément aux dispositions de l’article 188 de la loi n°2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, codifié à l’article L.229-26 du code de l’environnement, et à celles du décret n°2016-849 du 28 juin 2016 relatif au plan climat air énergie territorial, les avis reçus par la Métropole du Grand Paris sur son projet de plan climat air énergie métropolitain, arrêté par le Conseil Métropolitain lors de sa séance du 8 décembre 2017, sont disponibles ici :
Une concertation ambitieuse
Évaluation à mi-parcours 2018-2021
Après 3 ans de mise en œuvre, conformément à la réglementation, la Métropole du Grand Paris a réalisé l’évaluation à mi-parcours de son Plan Climat Air Energie. Ce document a été approuvé à l’unanimité à l’occasion du Conseil métropolitain du 21 octobre 2022.
L’évaluation a permis de mesurer les progrès en matière de baisse des émissions de gaz à effet de serre, d’évolution des consommations énergétiques et de qualité de l’air mais également de pointer les pistes d’amélioration et les projets à développer pour permettre de respecter les trajectoires fixées et d’atteindre les objectifs nécessairement ambitieux qui ont été fixés.